PORTRAIT DE FEMME SUR PLANETE JUSTICE
Encore une grande dame que je ne connaissais pas, découverte hier au soir sur « PLANETE JUSTICE » dans une émission qui lui était consacrée. J'ai donc fait des recherches sur Internet et voici ce que j'y ai emprunté :
Shirine Ebadi : un Nobel qui ennuie les Islamistes.
Titulaire d’une maîtrise de droit de l’université de Téhéran, Shirin Ebadi devient, en 1974 - à 27 ans -, la première femme juge en Iran (Farah Diba, autre iranienne à l'actualité pour son livre de mémoire, rappelle d'ailleurs que c'est son défunt époux, le Shah d'Iran, qui l'avait nommée à ce poste). Cette femme de droit siègera quatre ans comme présidente de la cour de Téhéran. Peu après la révolution islamique de 1979, marquée par le retour de l’Imam Khomeyni et l’instauration de la république islamique, elle est contrainte de quitter son poste, les ayatollahs ayant décrété que les femmes sont trop émotives et irrationnelles pour diriger un tribunal.
Elle reprend alors sa carrière d’avocate, enseigne le droit à l’université de Téhéran, et travaille avec Karim Lahidji, un grand juriste iranien aujourd’hui réfugié à Paris où il préside la section iranienne de la Fédération internationale des droits de l’Homme. Elle œuvre pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultra-conservatrice, et fournit une aide juridique aux personnes persécutées, en dépit des menaces dont elle a souvent fait l’objet.
Shirin Ebadi a joué un rôle important dans la victoire du réformateur Mohammad Khatami à la présidentielle de 1997, parvenu au pouvoir largement grâce à l’électorat féminin.
Elle est la fondatrice de l’Association pour les droits des enfants en Iran, et l’auteur de divers ouvrages sur le droit des femmes, des réfugiés et des enfants. Elle écrit "History and Documentation of Human Rights in Iran" en 1992.
Militante pour la reconnaissance d'un statut des femmes en Iran, Shirin Ebadi est connue pour ses convictions selon lesquelles les droits de l'homme, la démocratie et l'égalité peuvent coexister harmonieusement avec l'islam.
À l'étranger, elle ne porte pas le voile et s'habille à l'occidentale. Elle dit toutefois ne pas faire campagne contre le tchador, estimant qu'il y a beaucoup plus important à faire.
C’est le 10 décembre 2003 à Oslo que Shirin Ebadi a reçu le Prix Nobel de la Paix. Elle succède ainsi à Jimmy Carter récompensé en 2002, et Kofi Annan qui a reçu le prix avec les Nations unies en 2001.
Ce dernier s’est d’ailleurs exprimé sur le "sacre" de Shirin Ebadi. Selon lui, il est "significatif" qu’une femme musulmane ait été pour la première fois récompensée. "C’est une femme courageuse et j’espère que cette récompense soulignera l’importance de promouvoir les droits de l’Homme dans le monde entier, et encouragera aussi les femmes à s’exprimer et à défendre leurs droits", a-t-il confié.
« Il y a 20 ans que j'essaie de faire comprendre que l'on peut être musulmane et avoir des lois qui respectent les droits de l'homme. »
« J'ai lutté pendant des années pour montrer que l'islam n'est pas pour la discrimination, que l'islam n'est pas pour l'injustice sociale ni pour que les classes les plus défavorisées soient exploitées.
Ce n'est pas l'islam qui est responsable, mais les pays musulmans qui, malheureusement, prennent ce prétexte pour justifier leur gouvernement illégitime. »
Shirine Ebadi
Shirine vit en Iran et sait qu'elle risque sa vie. Mais comme elle le déclare, elle aime son pays et ne désire pas le quitter. Elle va jusqu'au bout de ses convictions. C'est la volonté, le courage, l'intégrité et la grandeur d'esprit dont sont emplies ces personnes là, qui m'aident toujours à croire à un monde meilleur, un jour......
mapy