HANDICAPES : VOULEZ VOUS VRAIMENT LEUR PLACE ?

Violette, ma fille, handicapée à 80% est titulaire du macaron GIC/CIG. Constat : école maternelle Lagardelle sur Lèze. Depuis l'intégration de Violette en petite section en 2004, demande à la mairie d'un emplacement signalisé, de même devant l'école primaire. La mairie accepte sans problème. Depuis, il n'y a pas une semaine, où nous n'avons pas trouvé, un matin, un soir, un midi, l'emplacement occupé par des personnes pressées et fainéantes, qui se garent sans aucun scrupule à cet endroit, pour être "pile poil" face au portail de l'école. Alors on se gare derrière, donc en double file (on ne vas tout de même pas crever les pneus !), on file chercher Violette, et on attend patiemment que la personne revienne. Nous n'avons que ça à faire ! Certaines s'excusent, d'autres le prennent de haut, mais le pire certaines récidivent ! C'est le cas aujourd'hui et la déception et la colère que j'en ai ressenties m'ont donné envie d'en parler sur mon blog (c'est chose faite). (Je suis au conseil d'école. Certains de mes collègues parents m'ont suggéré il y a quelques temps, de courir chercher le garde champêtre à l'école primaire quand cela se reproduirait. )
Il est donc midi, je me gare comme je peux pour aller chercher Violette dans l'école. Après l'avoir déposée dans la voiture, j'ai fermé à clefs, j'ai couru jusqu'à l'école primaire. Le garde champêtre étant occupé mais très courtois, m'a conseillée de relever le n° d'immatriculation. Je suis repartie en courant, parce que je n'aime absolument pas laisser Violette seule dans la voiture, et puis parce qu'à 13h00 son taxi VSL venait nous chercher pour aller au centre de rééducation, comme tous les jeudis. Il fallait donc faire vite, car il nous fallait aussi le temps de manger.... Arrivée devant la voiture en cause, je m'aperçois que c'est une personne de mon petit lotissement (6 maisons), on peut donc dire en quelque sorte, une VOISINE ! et une VOISINE qui s'était déjà trouvée dans le même cas, face à mon mari, fin 2006. J'en fus subitement anéantie, pleine de désarroi et de colère. Elle se mit à déblatérer des excuses qui ne tenaient pas la route et qui ne m'attendrissent plus à présent. "J'étais pressée, je ne voulais pas me garer loin pour mon fils, je ne savais pas que tu viendrais, ce n'est que la deuxième fois que je le fais....." des absurdités qui m'ont mise hors de moi. Je lui ai dit que c'était inadmissible d'entendre autant de "conneries" et que cela relevait vraiment de l'incivisme et de l'individualisme qui sévit dans la société française. Elle ne comprenait pas pourquoi ça me mettait dans cet état. Je lui ai dit que peut être si son fils était handicapé, elle serait dans le même état que moi, là à l'instant présent, face à elle-même. Je lui ai signifié que ce n'était pas la place de Violette que je revendiquais, mais le respect du principe ! Un jour Violette n'ira plus à l'école à Lagardelle, mais peut-être des parents handicapés ou d'autres enfants handicapés seront heureux de trouver la place libre et de ne pas avoir à se battre pour une chose si simple. Je suis remontée dans ma voiture. Revenue à la maison j'ai beaucoup pleuré..... colère, lassitude, peine?. Et je ne compte pas en rester là : je vais demander à Mr le Maire de faire diffuser ce petit texte dans le prochain petit journal de la commune que l'on reçoit tous les mois.... Peut-être alors les gens comprendront un peu mieux, que ce qu'on demande n'est pas grand chose pour eux mais beaucoup pour nous. Nous livrons parfois d'autres batailles à côtés, et désirons garder notre énergie positive. L'incident d'aujourd'hui m'a donné de l'énergie négative et ça nous ne le supportons pas. Je demande à Mr Le Maire de veiller à ce que tous les contrevenants soient verbalisés. J'espère que ce n'est pas la peur de l'amende qui les fera réfléchir mais bien leur civisme et leur respect d'autrui. Voilà pour l'anecdocte, en ce jeudi 6 février 2007. J'espère que Mr Le Maire voudra bien insérer ma petite histoire dans le bulletin de notre commune. Je remercie également le garde champêtre d'être venu me rejoindre, quelques minutes plus tard, sur le parking de l'école maternelle. Je me suis sentie soutenue et ça a son importance. Mapy Maman de Violette