AVENTURE EN FAMILLE

Nous voici équipés, combinaison, casque, gilet de sauvetage, pagaie.
Nous partons sur la Durance, Piji, les filles, moi, ma sœur, mon beauf, mes nièces et neveu (9 en tout) plus le guide. Nous ne récupèrerons les tous petits (Raphaël et Violette) qu’après le passage de la « vague du Rabiou »…. ????
Voici la fameuse vague, qui, des berges, ne me semblait pas impressionnante…. Nous pagayons et bientôt, nous tombons dans un trou, l’eau nous submerge, le radeau se plie, je suis projetée au milieu des jambes des autres, giflée par l’eau, et une douleur fulgurante traverse mon pied droit… On ressort, chacun reprend sa place, nous sommes trempés, je regarde ma sœur, elle est morte de rire devant ma tête en biais…..bonjour la ballade…. Dès la première minute d’embarquement, je suis dans le « bain », le décor est planté !
Nous récupérons les tous petits un peu plus loin sur la berge…. Violette à peur, je pagaye, calme, remous, calme, remous. Violette a toujours peur, je la prends avec moi et je m’assois au fond du raft. Pour équilibrer le radeau ma sœur prend ma place. Bien m’en a pris de la lui laisser, un peu plus tard, nous échouons sur un rocher plat, le radeau penche dangereusement vers la gauche et c’est la chute. Je vois ma sœur choir dans l’eau glacée, mais je ne fais aucun mouvement pour la rattraper, j’ai bien trop peur que la radeau finisse sa course vers la gauche et renverse tout le monde…. Le guide la remonte, elle grelotte. Je serre Violette qui pleure et n’arrête pas de demander quand nous rentrons sur la terre ! Raphaël (5 ans et demi) s’éclate et attend chaque rapide avec impatience, les plus grands sauteront dans l’eau volontairement, mes nièces très bonnes nageuses feront même quelques brasses. Piji sourire aux lèvres, véritable figure de proue à l’avant du radeau, pagaye comme un roi et fend les flots tumultueux à chaque rapide. Il nous reste à passer d’autres vagues, mais je ne le sais pas encore. Violette et moi, lamentablement échouées au fond du raft, engoncées dans nos gilets, les casques de travers ou sur les yeux, n’osons plus faire un mouvement. La ballade durera 1h30…. Calvaire pour moi, bonheur pour les autres….. mais le jeu en vaut la chandelle, car c’est très beau !
Vague du pont de fer, moins profonde que le Rabiou, mais bien plus longue…. Je serre Violette et je tiens même Louise par son gilet, qui elle pagaye depuis le début sans broncher…. Nous voici à nouveau secoués et trempés… plus loin petit plongeon pour Raphaël et Louise qui le demandent…. Je suis une lamentable couarde….
Nous arriverons sains et saufs (ben oui !). Mon pied lance… Violette a fait pipi dans sa combinaison, il nous tarde toutes deux de toucher la terre ferme. Je n’aiderai même pas à hisser le radeau hors de la Durance…..
Je suis contente de l’avoir fait ! au fond du radeau je ne risquais rien, mais je préférais quand je pagayais car dans l’action j’avais moins peur…. Bon, j’ai une petite entorse survenue lorsque tout le poids de mon corps a été projeté sur mon pied resté coincé dans le cale pied, mais je remercie ma sœur d’avoir insisté, car je pourrais dire que « j’ai fait du rafting » !
Le guide nous précise que c’était une ballade cool car il y avait des petits à bord et que d’habitude il prend plus de risques…. « ben oui c’est bien ce qu’il me semblait, ça manquait un peu de piquant !!!!!! » En tout cas c’est sûr je recommencerai, quant à Violette, pour l’instant, elle ne veut plus en entendre parler.