Pourquoi

  • : UN MONDE DE FOUS
  • mapypelette
  • : rever
  • : Vous me connaissez ou vous ne me connaissez pas : venez partager des idées, des nouvelles, des récits ou anecdotes, des voyages, des confidences bref, tout ce qui nous touche NOUS les ZUMINS de passage dans ce monde de fous !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

INGRID

BetancourtIngrid.jpg2070 JOURS....

Album photos

Pensées


"L'Humanité n'est pas un état à subir,

c'est une dignité à conquérir"

 -Vercors-

"Est-ce qu'on ne pourrait pas
de nation en nation tomber d'accord
sur l'amour que l'on doit aux bêtes?
De cet amour universel des bêtes par dessus les frontières,
peut-être en arriverait-on à l'universel amour des hommes."

- Emile ZOLA-







 



 

Le peuple français, convaincu que l’oubli et le mépris des droits naturels de l’homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d’exposer dans une déclaration formelle ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens, pouvant comparer sans cesse les actes du Gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laisse jamais opprimer et avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de la liberté et de son bonheur, le magistrat la règle de ses devoirs, le législateur l’objet de sa mission.

En conséquence, il proclame en présence de l’Être Suprême, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.



Samedi 12 juillet 2008

par Mapy
Clin d'oeil à TAOMUGAÏA .....
Il y a longtemps que ne j'avais visité son blog "ça branle dans le manche"
Il m'a rendu visite, je lui ai rendu sa visite....par politesse, mais surtout parce que son intervention était signée de son prénom et qu'il avait un site WEB. Après mon clic, quelle ne fut pas mon heureuse surprise de me retrouver chez lui...
Comme toujours il se bat et n'a pas la langue ni dans sa poche, ni de bois, pour décrire tout le non respect qui existe aussi, envers les animaux.
En cet été qui est déjà bien entamé, il traite de l'abandon de nos fidèles compagnons, part le biais d'un texte de François CAVANNA. Je me permets de le lui emprunter et de le retranscrire ci-dessous.





Il parle aussi de corridas et d' un  toréro qui a perdu non pas les oreilles, mais le reste....
Mais je vous laisse aller visiter sa collection d'articles  ICI
Il mérite vraiment un détour !








Voici donc son article :



Chats et chiens abandonnés : Le réconfort de l'été, des vacances, ce n'est pas pour tout le monde.

Demande à un bénévole de refuge, il t'en parlera bien mieux que moi. En attendant, je te donne à lire ce texte admirable de Cavanna, que tu connais peut-être déjà (je parle du texte bien sûr).

«Ecoutez. Le tuer, j'ai pas le courage. Alors, je vous l'amène. Vous, vous les tuez pas. Vous les sauvez. Un refuge, c'est fait pour ça, pour les sauver. Alors bon, le voilà ! C'est à prendre ou à laisser. Si vous n'en voulez pas, j'irais le perdre dans les bois. Je l'attacherais à un arbre, pour ne pas qu'il me coure derrière, vous savez comment ils sont, paraît qu'il y en a qui ont retrouvé leur maison après des centaines de kilomètres, alors vaut mieux l'attacher et puis se sauver, pas l'entendre crier, c'est trop triste, on n'est pas des bêtes ! Bon, vous le prenez, ou vous le prenez pas ? Faut vous décider, j'ai pas que ça à faire, on n'a pas encore fini les bagages.» Évidemment, il ou elle le prend. Quoi faire d'autre ? Le bon salaud le sait bien. Quand on gère un refuge pour animaux, c'est qu'on a le coeur tendre, qu'on ne peut absolument pas supporter l'idée qu'une bête souffre, soit abandonnée, perdue, vouée à la piqûre, fatale, ou pis, aux pourvoyeurs des laboratoires. Les pseudos-amis des bêtes qui, lorsque le chien ne veut plus chasser, ou bien est devenu trop vieux, ou bien a osé donner un coup de dent au sale môme qui le harcèle, ou lorsque le mignon chaton offert pour Noël est devenu au 14 juillet, un gros matou qui a son caractère et ne veut plus jouer les nounours en peluche, ou encore lorsque "ces gentils compagnons" se mettent à être malades et coûtent "les yeux de la tête" en visites au véto, ces salopards délicats qui décident de les supprimer mais n'ont pas le courage de faire le vilain geste qui tue vont les déposer à la porte du refuge (variantes : ils les jettent par-dessus le grillage, ils enferment dans une boite en carton la chatte miaulant et ses petits...) comme on déposait jadis les nouveaux nés non désirés à la porte des couvents. Fonder un refuge pour animaux est la pire façon de s'empoisonner la vie. Non seulement cela ne peut pas rapporter d'argent (les abandonneurs ne laissent jamais de quoi acheter un peu de bouffe, cela ne leur vient même pas à l'idée), mais c'est un gouffre financier. Fonder un refuge ne peut être qu'une action bénévole et précaire, un élan de révolte contre l'indifférence générale devant l'omniprésence de la misère animale. C'est le fait d'âmes sensibles qui mettent sur le même plan toute souffrance, toute angoisse, humaine ou non humaine. La plupart du temps, dans le cas des petits refuges, il s'agit de gens à faibles ressources qui s'épuisent à mener un combat sans fin comme sans espoir, mais qui ne pourraient pas ne pas le mener. Ils sont parfois aidés par de maigres subventions (dans le meilleur des cas), par la générosité de quelques adhérents, mais en général abandonnés à leurs seules ressources personnelles. Un refuge est vite submergé. Là comme ailleurs, la mode imposée par les éleveurs et la publicité des fabricants d'aliments ont stimulé une frénésie d'achat dont les conséquences sont la versatilité du public et la cupidité des éleveurs et des marchands. La "rentabilité" exige qu'une femelle d'une race "vendeuse" ponde et ponde jusqu'à en crever. On achète par caprice, le caprice passé on est bien emmerdé, et comme on n'est pas des tueurs on se débarrasse, au plus proche refuge. Et là, c'est le chantage cynique de tout à l'heure : "Vous le prenez ou je vais le perdre". C'est exactement le coup de l'otage à qui le malfrat a mis le couteau sur la carotide : "Vous me la donnez la caisse ou je l'égorge." On ne sait pas assez, même chez ceux qui considèrent l'animal comme un être vivant et souffrant à part entière (je n'aime pas dire "amis des bêtes"), quelle terrible et décourageante corvée est la gestion d'un refuge quand on dispose de peu de moyens. Pour un animal placé à grand-peine, il en arrive dix, vingt, cent ! Cela vous dévore la vie, vous écrase sous une conviction d'inéluctable impuissance. Beaucoup de petits refuges de province luttent envers et contre tous, ignorés, méprisés, abandonnés à leurs seules ressources, et, cela va de soi, en butte aux sarcasmes des imbéciles et aux froncements de sourcils des vertueux qui jugent bien futile de s'occuper d'animaux alors qu'il y a tant de détresses humaines... Et quand l'apôtre qui a englouti sa vie dans un refuge meurt ou devient impotent, que deviennent les bêtes ? Pardi, l'euthanasie en masse par les services de l'hygiène publique, pas fâchés d'être débarrassés. Savez-vous que, si vous possédez plus de 9 chiens, vous devenez de ce seul fait "refuge" et devez déclarer la chose à votre mairie et à la D.S.V. (Direction des Services Vétérinaires) ? A partir de là, vous serez soumis aux inspections d'usage concernant les règles d'hygiène, de sécurité, etc. En somme le bénévolat est pénalisé. Tout se passe comme si la seule voie "normale" était l'euthanasie systématique, le sauvetage étant considéré comme anormal, suspect et fortement découragé. Il faut que l'animal cesse d'être considéré comme un objet, un bien "meuble" qu'on achète, qu'on vend, qu'on cède, avec à peine quelques restrictions concernant les "mauvais traitements", d'ailleurs bien légèrement punis. Il faut que la survenue d'un animal dans un foyer soit aussi grave, aussi importante, aussi contraignante que la naissance d'un enfant. C'est le formidable et trop prévu nombre d'abandons liés aux départs en vacances qui m'a mordu au cul. Savez-vous qu'ils font la queue aux portes des refuges, les enfoirés, avant d'aller faire bronzer leurs gueules de sales cons ? "Avec la planche à voile sur le toit de la voiture" m'a-t-on confié. Que leurs têtes, à ces sous-merdes, volent haut dans l'air, propulsées par les pales tranchantes des hélices du hors-bord, pêle-mêle avec celles des toréadors et des aficionados ! PS : Vous qui les aimez, faites les STÉRILISER ! Les laisser proliférer est criminel : ce sont ces portées innombrables qui fournissent la matière première des vivisecteurs et condamnent les refuges au naufrage. "

François Cavanna                        Ce texte a été publié sur la liste fr.groups.yahoo.com/group/vegetarien_fr




ajouter un commentaire commentaires (7)   
Mercredi 9 juillet 2008

par Mapy
En espérant que le contenu de cette vidéo empruntée à DAILY MOTION ne sera pas censurée comme celle sur le gavage des oies....



Je ne suis pas députée, mais dépitée !


ajouter un commentaire commentaires (2)   
Mercredi 2 juillet 2008

par Mapy
 22h15 "iTELEVISION" CONFIRME !!!!

J'ai tendu l'oreille pour entendre les klaxons et la liesse extérieure, dans les rues de mon village......?????!!!!!!
Suis-je bête ce n'est pas la finale de la coupe du monde 1998 !!!!!!
Alors pour partager mon émotion et ma joie, J'ai décroché mon téléphone et j'ai crié à ma meilleure amie:

"Elle est libre! elle est libre ! Ingrid est libre !"









ajouter un commentaire commentaires (4)   
Vendredi 27 juin 2008

par Mapy


Le berger

    Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.
Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :
- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, m'en donnerez-vous un ?
Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :
- Certainement.
L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :
- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.
- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.
Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :
- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendrez-vous mon mouton ?
- Pourquoi pas ? répondit l'autre.
-
Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS, dit le berger.
- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?
- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier.
Maintenant, rendez-moi mon chien.

 


C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con.


ajouter un commentaire commentaires (1)   
Mardi 24 juin 2008

par Mapy

 Encore une escroquerie qui reste sur l'estomac... 
Le Canard en a parlé 3 fois mais sans écho dans la presse française…



 Boycotter Lesieur, Amora, Fruit d'or, Saupiquet, et tous les empoisonneurs 
 cyniques... !? 


 Rappelons brièvement les faits :

         - La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste 
 en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol 
 ukrainienne. 
         - Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette 
 huile à d'autres multinationales de l'agroalimentaire. 
         - Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse 
 dans ce lot  d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs. 
         - Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit 
  méchamment toxique, eussions-nous eu affaire à des gens responsables que ce 
 lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la 
 poubelle. 
         - Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont l'avidité 
 autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser 
 sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde. 
         - Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord des autorités (françaises et 
 européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en contenaient pas 
 plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade. 
         - Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule 
 France. Cela fait environ 100 grammes de saloperie par habitant à faire 
 ingurgiter ! 
         - La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les 
 nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les lots depuis 
 le 1er janvier. Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce 
 moment dans des produits contaminés à l'huile de moteur !

         C'est le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire il y a 2 semaines, 
 avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, 
 tout le monde s'en fout. 
         La semaine dernière, le Canard publie une liste de marques et des 
 types de produits concernés. Aucune réaction cette fois: 
         Enfin le 28 mai 2008, le Canard publie des notes internes de l'ANIA 
 (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l'envers 
 du décor, comment les industriels vivent la crise, en faisant de l’huile 
 d’olive dans leur froc et priant que l'info ne soit pas reprise et que le 
 temps efface rapidement cette histoire.

 "Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas 
répondre au Canard enchaîné formellement. Un projet de communiqué de presse, 
 préparé la semaine dernière, a été réactualisé. Le communiqué de presse ne 
sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard 
 Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir. Par rapport 
 à l'article de mercredi dernier, cette nouvelle parution n'apporte pas 
d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du journal. En 
revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste à la Prévert 
de nombreux produits incorporant de l'huile de tournesol, ce qui n'était pas 
le cas la semaine dernière mais que l'on craignait"

Ces gens là sont capables d'importer n'importe quelle denrée 
alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de gagner de 
l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la "traçabilité" des 
 produits qu'ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de 
 pesticides ou de n'importe quelle autre saloperie. Et qu'ils ne viennent pas 
 prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve 
 éclatante. 
         D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi 
 certitude de mauvaise qualité doublée d'exploitation des humains qui ont 
 servi à le produire, triplée d'une pression sur l'emploi et le salaire des  salariés français. 
         Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en 
geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de pubs 
 ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir 
 intense à bouffer leurs saloperies sur-emballées dans d'affriolants 
 plastiques aux couleurs vives. 
        Il faut lutter contre ces pratiques ! Il faut lutter contre ces 
 salopards ! Et il faut rappeler à Monsieur Delanoë que c'est ça, le 
 libéralisme ! 

         Comme on l'a vu, leur plus grande trouille est que le nom des 
 marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu'ils sont capables pour cela d'empoisonner leurs clients sans remords. 
Alors dénonçons les, ces sinistres pleutres !

 Et vous lecteurs, relayez l'information ! Selon vos moyens, parlez-en autour de 
vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES,  c'est de ça dont ils ont la trouille
Les marques concernées, à boycotter d'urgence et durablement, sont 
les suivantes : 


Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l'origine du 
problème et toutes les marques du groupe : 
Fruit d'or 
Epi d'or 
Frial 
Isio 4 

Oli 
Carapelli 
Saupiquet

Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple 
Amora 
Planta Fin 
Maille 
Knorr 
Magnum 
Miko 
.... 

Les poduits les plus susceptibles de contenir de l'huile empoisonnée 
sont les suivants :

 
Mayonnaise      
Sauce Béarnaise 
Chips 
Vinaigrette allégée 
Surimi 
Céleri Rémoulade 
Soupe de poisson en conserve


Poisson pané 
Paupiettes de veau 
Thon et sardines à l'huile 
Pates à tartiner chocolatées

Gaufrettes à la confiture 

Barres céréalières et sucrées pour les enfants 
Cookies

                                 Merci d'avance, et faites tourner ! 


ajouter un commentaire commentaires (5)   
Mardi 10 juin 2008

par Mapy
Si le rire est le propre de l'homme, alors certains l'ont oublié.....
Voici quelques photos qui donnent envie de sourire....
Ecoutez ci-dessous le bébé qui se "fend la poire", c'est à mourir de rire.... et ça fait du bien !  
depuis combien de temps n'avez-vous pas eu de fou rire ?

Pensez-y, c'est bon pour la santé !



















ajouter un commentaire commentaires (3)   
Lundi 19 mai 2008

par Mapy



L'Humanité disparaîtra, bon débarras !

Dans cet essai écologique, provoquant et teinté d'humour noir où il imagine treize scénarios catastrophes, le naturaliste Yves PACCALET dresse un véritable réquisitoire contre l'humanité.

Yves PACCALET est philosophe, écrivain, journaliste, naturaliste, scénariste. Il a participé dès 1972 à l'odysée sous-marine de l'équipe COUSTEAU. Auteur de nombreux articles et ouvrages, il réalise également des émissions de radio et des séries documentaires.
Cet essai a obtenu le prix du Pamphlet 2006.


J'ai dévoré ce bouquin. J'avais mal en le lisant, je n'ai plus mal à présent.... Je me suis libéré de ce poids qui oppressait mon coeur et mon âme depuis tant d' années. J'ai ouvert les yeux malgré moi, malgré mes espérances.....Je vais continuer d' oeuvrer à mon humble niveau, auprès de mon entourage, lors de mes rencontres, dans ma vie quotidienne, continuer à rester fidèle, par mes actes, à mes profondes convictions, poursuivre mon acte de foi pour la Terre, l'animal, l'être humain, je vais tâcher d'être heureuse chaque jour qui passe, apporter ma modeste contribution, continuer d'enseigner à mes filles l'altruisme, le respect, la valeur des choses et les risques de la surconsommation, je vais continuer à aimer mes chats, les zumins humains et les humbles, je vais tâcher de faire de ma vie un chemin dont je serai fière en tant qu'Homo sapiens, mais plus jamais, ô grand jamais je n'attendrai ce grand miracle d'une Terre sans frontière, sans guerre, sans barbarie, sans profit, une Terre sur laquelle les droits de l'Homme, des animaux et des végétaux seront définitivement  le fer de lance  de toute notre espèce..... J'ai trop longtemps souffert à  cause de cette utopie..... Je  pense sincèrement que seuls, nos arrières petits enfants parviendront à ce paradis.... Plus la peine que j'attende.... je ne le verrai jamais poindre.... mais je le prépare, je le sème, je le rêve et le dorlotte pour les générations futures, en espérant qu'homo sapiens ne disparaîtra pas, mais deviendra un jour homo glorius.

Voilà donc quelques extraits du premier chapître :


J’ai cru en l’Homme. Je n’y crois plus. J’ai eu foi en l’Humanité : c’est fini !

J’ai pensé, dit et écrit que mon espèce avait un avenir. J’ai tenté de m’en persuader, je suis maintenant sûr du contraire : l’humanité n’a nul destin, ni lendemain qui chante, ni surlendemain qui fredonne. No future. Elle est comme droguée, avide et déjantée, esclave des biens matériels, en souffrance de consommation, asservie à ce qu’elle imagine être « la croissance » ou le « progrès », et qui sera sa perte. Si elle ne s’autodétruit pas dans une guerre atomique.[….] Je suis un déçu de l’Humanité, comme d’autres le sont du socialisme ou du capitalisme. Depuis belle lurette je sais que le navire de notre espèce ira par le fond. L’arche de Noé ne touchera pas d’autre mont Ararat.[…]

Pendant plus de 30 ans j’ai parlé ou écrit « positif »[…]

En quelques occasions il m’est même arrivé de parler sur la vertu des miens. Par exemple en 1972 lors de la conférence de Stockholm qui a lancé le Programme des Nations Unies pour l’environnement, et que j’ai rêvée « fondatrice » d’une nouvelle harmonie de l’homme et du monde. J’ai clamé alors ma confiance en mon espèce et j’ai commis un petit cortège de livres, articles, entretiens, émissions de radio et de télévision dans lesquels j’ai loué notre sagesse […] Je n’ai pas désespéré le Billancourt écologiste. J’ai vu les résolutions de la conférence de Stockholm s’engloutir dans les pollutions, les saccages et les profits boursiers qui s’ensuivent. J’ai regardé le programme des Nations Unies pour l’environnement se consumer dans les dévastations civiles et guerrières. Le même sort est advenu à l’appel de Rio de Janeiro de 1992, une ville de carnaval et de favelas où j’avais pourtant vu le commandant Cousteau se faire acclamer devant un parterre de chefs d’état, sacré « Captain Planet » d’une Humanité enfin soucieuse de la maison Terre.

Fariboles à usage médiatique !

Le protocole de Kyoto, élaboré en 1997, s’asphyxie dans l’égoïsme forcené des riches, tout comme la planète étouffe dans les excès de gaz carbonique, d’ammoniac et de méthane. On voudrait qu’en 2010 on n’injecte pas dans l’atmosphère plus de gaz à effet de serre (et même un peu moins) qu’on n’en envoyait en 1990. Une ambition minimale, au regard de la santé de la planète….Les Etats-Unis (un quart des émissions totales) ne veulent rien signer au nom de leur sacro-saint « niveau de vie » qui « n’est pas négociable ». La Chine dit « oui » du bout des lèvres et regarde ailleurs. L’Inde accepte et botte en touche. La plupart des pays qui ratifient le texte traînent les pieds, prennent du retard dans son application et organisent leur industrie, leur agriculture, leurs transports et leurs habitations de façon que jamais rien n’aboutisse.

J’ai essayé de me cramponner à mes espérances écologiques […] Je voyais bien que les biotopes étaient de plus en plus pollués, les mers pillées, les forêts dévastées, les marais asséchés, les montagnes bétonnées, la biodiversité ruinée, l’esprit de la Terre bafoué, souillé, violé, assassiné. Je continuais à sourire pour ne pas avoir à en pleurer.

Pendant trente ans j’ai entretenu des illusions, pour les autres comme pour moi-même. J’ai tenté de dénicher des raisons de garder confiance en l’Homme, de continuer à croire en son futur. J’en ai même rajouté dans le registre béat. J’ai proclamé que tout est possible, y compris le meilleur. « L’espèce humaine, ai-je argumenté, est sensible, sociable, solidaire et généreuse. Elle a un gros cerveau et un cœur. Elle est intelligente et créatrice. Sa science et sa morale la sauveront. La gravité de la situation apparaît à tout le monde : par conséquent les remèdes seront administrés, la prise de conscience écologique s’effectuera, le consommateur changera, les décideurs (le politicien, l’industriel, vous et moi) ne peuvent qu’en tenir compte. Au pis, l’éducation permettra aux jeunes générations de finir le travail que les anciens ont négligé. »

Voilà donc trente ans que je m’efforce de croire à ce discours ou à cette utopie et d’en persuader les autres. Mais le temps a dissous mes ultimes espérances.

Pour résumer, je suis excédé. J’en ai assez de jouer les don Quichotte en bataille contre les raffineries de pétrole et les centrales nucléaires (les moulins à vent m’auraient mieux convenu : l’énergie éolienne est propre et renouvelable). Je suis écoeuré des paroles généreuses qui s’envolent et des textes lucides qu’aucun acte ne conclut. Je suis fatigué des bonnes décisions qui s’enlisent dans les sables mouvants des passe-droits, des coups de bourse et des profits illicites […] J’en ai marre de la perpétuelle dictature des intérêts individuels, familiaux, corporatistes, religieux, communautaires ou nationaux, du je-m’en-foutisme et de l’hypocrisie, de la bassesse ordinaire, de l’égoïsme général (je me range évidemment sous l’adjectif « général »)[…] Je suis épuisé de me mentir à moi-même et de mentir aux autres, y compris à mes proches. Il est temps que je couche noir sur blanc, ma véritable opinion sur mon espèce, et mon pronostic sur son futur.

Je ne suis pas certain de prendre plaisir à le faire, mais je suis convaincu qu’il s’agit d’un devoir. […] Je désire dans ce modeste essai, me mettre enfin à Racine. Je veux présenter l’homo sapiens tel qu’il est, sans complaisance, ni langue de bois, ni flou, ni fard. En oubliant le « politiquement correct ». Je veux déshabiller le roi, mettre à nu ce primate insignifiant et vaniteux qui se prend pour le prince de l’univers.  J’ai peur que, dépouillée de ses oripeaux, la bête ne soit pas belle à voir. Je crains surtout de devoir la ranger parmi les espèces en voie de disparition.

 

                                                     A suivre…..  "qu'est-ce que l'Homme"


ajouter un commentaire commentaires (3)   
Vendredi 4 avril 2008

par Mapy

Je reçois ce jour, par mail, le communiqué suivant de la part de GREENPEACE :
La loi va être votée ce mardi. Si vous voulez faire entendre votre voix, vous pouvez téléphoner au Député de votre circonscription.


                  Ici l'info et la marche à suivre diffusée par GREENPEACE.


               

ajouter un commentaire commentaires (1)   

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus