LE SUBUTEX : STUPEFIANT !!!!!

Publié le par Mapy


JE  SUIS EN COLERE..... FAUDRA T-IL EN ARRIVER (MA CHERE M.) A ADRESSER COMME TU ME LE DEMANDES, UNE LETTRE AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE ET AU MINISTRE DE LA SANTE POUR GUEULER CE QUE VOUS VIVEZ ALORS QUE PERSONNE NE BOUGE ET QU'APRES AVOIR TOUT TENTE AUPRES DE TOUTES LES INSTANCES EN LESQUELLES VOUS CROYIEZ, AUCUNE SOLUTION AUTRE QUE LE SUBUTEX SANS SUIVI PSY NI AIDE, A ETE LA SEULE  PROPOSEE, LAISSANT VOTRE ENFANT MAJEUR DANS LA RUE....

PEUT ETRE MON POST, OUVRIRA-T-IL LA PORTE A DES PROPOSITIONS AUXQUELLES NOUS N'AVONS PAS REFLECHI, CROYANT AVOIR TOUT EXPLORE DEPUIS 6 MOIS......

JE LE SOUHAITE POUR A., POUR VOUS ET POUR TOUS LES AUTRES......


Se taire n'est plus possible, n'en déplaise aux prétendus médecins spécialisés dans la prise en charge des toxicomanes, lesquels ont joué les vierges éplorées quand ils ont appris la mise en examen d'une de leurs collègues pour prescription abusive de Subutex, un médicament de substitution à l'héroïne.

En fait, ce qui est remis en cause, ou plutôt remise à la question de la réalité concrète, c'est l'efficacité réelle, au plan thérapeutique, de la buprénorphine (Subutex, laboratoires Schering-Plough), laquelle peut être prescrite par les médecins de ville. En effet, Subutex, analgésique, agoniste partiel de la morphine, se présente sous forme de comprimés malheureusement solubles que plus de 5O pour cent des usagers de drogue qui se le font prescrire prennent par voie intraveineuse ! Cette pratique du « shoot » au Subutex est l'origine d'abcès aux points d'injection, ayant parfois entraîné des amputations des doigts ou même de la main .

Ainsi, contrairement à ce que veulent nous faire croire tous ceux qui ont des intérêts a faire passer ce dérivé de la morphine pour la pilule-miracle pouvant résoudre toute héroïnomanie, Subutex peut devenir un danger public pour les usagers de drogue... C'est pourquoi, en dépit des « tests » et des « enquêtes épidémiologiques » « globalement positifs », tous paradoxalement sponsorisés par le laboratoire Schering-Plough, qui est en quelque sorte juge et parti, il nous a semblé urgent de dénoncer Subutex au nom d'une pratique quotidienne de l'accueil de jeunes toxicomanes, pratique remontant à plus de quinze ans, au nom surtout d'observations impartiales nées du souci obstiné de refuser de constater sans protester que la soin aux toxicomanes tombe en désuétude progressive « dans une économie qui transforme rapidement la science en source de profits » comme l'écrit justement Daniel S. Greenberg dans le fameux Washington Post.

jeunes usagers dépendants qui viennent nous demander de l'aide, le comportement des chercheurs financés dans leurs recherches par l'industrie pharmaceutique laisse rêveur. Ainsi le très sérieux JAMA (Journal of the American Medical Association) , publiant une étude sociologique au sujet de l'attitude des chercheurs sponsorisés par l'industrie pharmaceutique, n'a pas hésité à affirmer que les résultats montrent que la sponsorisation d'analyses économiques de médicaments par les firmes pharmaceutiques « entraîne une moindre probabilité de voir des résultats défavorables être signalés ». Il ajoute même une précision : « 5 pour cent, contre 38 pour cent pour les études non sponsorisées... » On le pressent alors sans peine, l'impartialité de Schering-Plough par rapport à Subutex laisse à désirer ! Quand la Santé est ainsi « sous la coupe » de l'économique, le péril semble grand. Alors le devoir de tout intervenant en toxicomanie qui se respecte, est de dénoncer une telle manipulation. C'est le sens même de cet article.

Depuis bientôt 3O ans, le Centre D.I.DRO (Documentation-Information-Drogue), de l'association DROGUE ET JEUNESSE, reconnue d'utilité publique, poursuit sa route aux côtés des mille et une institutions hospitalières, médicales, associatives, partie prenante du grand mouvement mondial de recherche qui œuvre contre les dépendances aux drogues, et en faveur des actions de prévention à ce sujet. DIDRO, dont les grands objectifs sont la prévention, la formation-information des travailleurs sociaux et le soin, a sans cesse mis au point des approches originales visant l'efficacité thérapeutique ou préventive, sans s'interdire une certaine adaptation permanente indispensable au fil des années. Jean-Luc Maxence, directeur du Centre, est un homme de convictions à contre courrant des modes éphémères qui s'attache à promouvoir un authentique respect de la personne humaine. A visiter en toute confiance !

Dr Luc Beaumadier, médecin généraliste à Villeneuve d'Ascq (Nord - France),
adhérent de l'association Généralistes et Toxicomanies Nord - Pas de Calais

En savons-nous beaucoup plus, où en sont nos patients, les médecins et la société ?

Avant d'écrire cet article, j'ai cherché sur Internet, avec Altavista essentiellement, en toutes langues, ce qu'on pouvait trouver sous le mot Subutex® (alias
« buprénorphine haut - dosage » à 0,4 - 2 et 8 mg).
On trouve beaucoup d'articles en français, de France, quoiqu'il paraît que ce produit s'utilise un peu à Genève. Ces articles sont souvent des articles officiels, ou du laboratoire Schering qui fabrique Subutex®. Peu d'articles de praticiens de terrain, à la notable exception du texte de JP Gervaisot de GT 77. Quelques articles d'associations, critiques pour les médecins, le pouvoir ou le laboratoire Schering, Act-up est comme toujours très tonique. On en trouve aussi quelques uns en anglais, soit d'auteurs français, ou encore d'auteurs des USA qui expliquent en quelques mots que cette substitution existe en France.
J'ai aussi vu, mais pas compris, des textes en norvégien, j'ai sollicité (mais pas obtenu) une traduction.

L'exception française

En un mot, l'utilisation du Subutex® reste une spécificité française, autrement dit, la sécurité sociale française paye en grandeur nature une expérimentation de terrain à un laboratoire américain, quel prodigieux pays que le nôtre.

Comparons les prix : une semaine de traitement Subutex® à 8 mg coûte 165,70F , et une semaine de Méthadone à 60 mg coûte 82,60F, soit 2 fois moins cher. Quoique compte tenu de la réglementation qui a obligé longtemps à une consultation hebdomadaire, puis toutes les 2 semaines depuis le printemps 2000, la méthadone coûte plus en honoraires, alors qu'avec le Subutex®, on peut aller jusqu'à 28 jours.

Or lors de son lancement, rien d'étayé sur le plan scientifique ne permettait de dire que cette molécule était de meilleure qualité pour la substitution que la méthadone, ou le LAAM. Nos toxicomanes du Nord, qui par milliers allaient chercher la méthadone en Belgique, étaient contents de cette méthadone, et les confrères belges que nous rencontrions alors trouvaient, et constatent toujours que la méthadone est un bon produit. Produit sur lequel existe un important recul et une littérature scientifique fournie.

Rien de tel pour la buprénorphine, les seuls arguments pour le lancement de ce produit furent :
 - urgence de lancer la substitution pour réduire les risques de transmission du sida,
 - la buprénorphine donnerait moins facilement d'overdose, compte-tenu de ses propriétés pharmacologiques,
 - l'expérience « hors cadre légal » de quelques médecins utilisant le Temgésic® (buprénorphine petit dosage à 0,2mg), puisque c'était à peu près le seul produit disponible facilement en officine.

A ce propos notons que d'autres utilisaient Skénan® ou Moscontin® (morphine retard) de la même façon que le Temgésic®, et que là, on leur a conseillé fortement d'arrêter. Pourquoi ? La morphine est pourtant un produit ancien, bien connu, et pas très cher. Ajoutons enfin l'indigence totale des possibilités de post-cure dans notre pays en 96, qui vouaient à l'échec l'issue de toutes les cures de sevrage.

Les patients, eux, hors prescription, depuis longtemps, se substituaient à la codéine, sous forme de Néo-Codion®, en comprimés à 25mg, à raison généralement de 20 à 40 par jour, soit 0,5 à 1g de codéine par jour. Prix de la boîte de 20 : 12,90F. Quatorze boîtes par semaine font : 180,60 F. Là encore, un produit ancien, connu. Pourquoi personne n'a proposé de « codéine haut dosage » ?

Notons encore qu'au Portugal existe une expérience de traitement de la toxicomanie avec d'autres produits : Nalorex (non remboursé en France en 1996, mais ceci a enfin changé), tramadol (mais ici le laboratoire ne veut surtout pas qu'en France ce produit devienne repéré dans cette indication), et le LAAM, toujours indisponible chez nous, pourquoi ?

En résumé, nous sommes les fournisseurs attitrés de royalties extraordinaires à Schering, ça c'est clair. Mais nous n'avons toujours pas accès facilement en ville à la méthadone, contrairement à nos confrères belges. Surtout, nous n'avons toujours pas d'étude scientifique rigoureuse qui permette de comparer les différents médicaments de substitution, et qui justifierait donc cette exception chez nous.

Ceci a déjà été très largement écrit par d'autres. Je résume donc l'essentiel à mes yeux.

Depuis la possibilité de prescrire facilement un traitement de substitution, on estime que 70.000 toxicomanes sont traités. On a changé d'échelle, de quelques médecins généralistes, ou services de psychiatrie qui pratiquaient des sevrages, on est passé à plusieurs milliers de médecins qui reçoivent les toxicomanes, et prescrivent les médicaments de substitution. La toxicomanie est enfin entrée dans le champ de la médecine quotidienne.
Une inquiétude cependant, on dit souvent qu'en France il y a 150.000 à 200.000 toxicomanes, comment sont soignés les autres ?

Ils arrêtent la délinquance active, ou à peu près, selon leur profil de personnalité, leur entourage social. Un psychopathe substitué reste un psychopathe. Les autres peuvent « poser les valises ». La société y gagne en tranquillité.

                                         Le scandale du Subutex, par Jean-Luc Maxence

Publié dans mon petit monde ici

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Commenter cet article

Anne 30/01/2009 17:56

Encore moi Ca a l'air bien compliqué tout ça, certainement encore bien plus qu'il n'y parait... Si jamais ça peut aider, je peux peut-être me renseigner auprès de mon père, savoir vers qui se tourner. Mais bon, je ne promets rien!En attendant, bon courage à A. ainsi qu'à toute sa famille.

Morsli 25/01/2009 22:10

Salut Cédric ! d'accord avec toi ! il ne faut pas juger ! bonne soirée Mapy et toi mon pote.

L'albatros 25/01/2009 22:03

Cela ne m'étonne pas des labos ce sont des pires fumiers pleins de fric.Je ne parle pas de la complicité du gouvernement avec celle des labos...Véritable mafia tu as raison Morsli.En attendant des milliers de toxicomanes soufrent et personne ne les aide mise à part des assos.Tu sais en Espagne c'est un veritable problème la drogue que ce soit héroine,cocaine....Je ne connais les chiffres mais je peux te dire surtout en andalousie il y a énormement de toxicomane mais apparement on les laisse se demerder tout seul...Moi de mon côté je pense que l'on ne peut juger une personne qui tombe dans la drogue.Parfois dans la vie tout va trés vite perte d'emploi,pas de toit ou dormir....On y tombe vite san le voir arriver moi-même j'aurai pu y tomber à un moment mais je me suis arreter au cannabis.Je suis ecoeuré quand même rien ne va dans le bon sens,que des mauvaises nouvelles dans ce monde.C'est terrible.Faut comprendre les cobbayes entrainent des sommes de fric conciderable pour eux.Bonne soirée Mapy.

Morsli 25/01/2009 21:34

Et un scandale de plus dont j'ignorais l'existence ! on peut bien parler d'une mafia pour ce qui cf certains labos.Qui trinque pendant ce temps(sans parler du contribuable bien sûr)? les malades et leurs familles.Si ça, ce n'est pas un problème à régler en priorité ! j'ai lu qu'il existait le même type de scandale pour l'hypertension qui est mieux traitée par un très ancien médicament que par les nouvelles molécules, plus chères bien sûr (60 millions de conso), idem pour le cholestérol.On nous prend pour des pigeons et pour des cobayes.Pendant ce temps certains prêchent dans le désert.Bonsoir Mapy.