OSSETIE du Sud entre GEORGIE et RUSSIE

Publié le par Mapy

Il faut bien revenir aux tristes réalités du monde, dont nous étions loin, là-bas lors de nos déambulations dans la médina et lors de nos soirées sur la terrasse au son des crotales, des djumbés et de la guindbree, sous le ciel étoilé, sirotant notre thé à la menthe.

A lire, à faire passer, à méditer.... comme d'habitude quoi !

 

 

 


 







chars russes combattant la Géorgie - le 9 août dernier (photo "Le Monde")


Un Peuple Massacré
" L’Ossétie du Sud était une petite région autonome des montagnes du Caucase, rattachée à la République Socialiste de Géorgie lors de la période soviétique. À la chute de l’URSS, la Géorgie a annulé le statut d’autonomie de l’Ossétie du Sud. Une République d’Ossétie du Sud a été créée dès lors pour protéger ses habitants et sa culture.
 Ce peuple qui comprend aussi les ossètes du nord (Ossétie du Nord, région de la République de Russie) ne
demande qu’à vivre.
 Il demande cela et souhaite également une bonne entente avec le peuple géorgien dans l’échange et la collaboration, comme cela se passait depuis des siècles.
 Pourtant, depuis que l’état géorgien a annulé l’autonomie de l’Ossétie du Sud, il se conduit comme un occupant.
 Ces tensions importantes ont déjà provoqué de nombreux morts.
 Depuis quelques semaines, les villes et les villages d’Ossétie du Sud sont régulièrement attaqués, bombardés par l’armée géorgienne, faisant des victimes civiles. Et les réactions de la communauté internationale sont timides, la couverture par les services de presse presque inexistante.
 Dans la nuit du 7 au 8 août dernier, Tskhinval, la capitale de l’Ossétie du Sud a été attaquée par l’armée géorgienne. Les bombardements intensifs, les pénétrations de brigades géorgiennes au cœur de la ville, ont fait près de 1500 morts et de très nombreux blessés parmi la population civile.
 À ce jour l’ONU n’a pris aucune décision pour protéger les ossètes du sud.
Nous avons du mal à comprendre ce qui peut justifier, de la part de l’armée géorgienne, une telle violence envers des populations civiles.
 Les ossètes ne veulent pas la guerre, et ne peuvent qu’essayer de se défendre.

 Un tel massacre va-t-il pouvoir se reproduire ?
 Combien de nuits d’enfer pour le peuple ossète ?
 
 Les citoyens attachés aux droits de l’Homme et à la paix doivent dénoncer ces massacres.
 Pour que l’état géorgien ne puisse plus tuer impunément des hommes, des femmes et des enfants qui ne demandent qu’à vivre en paix sur la terre de leurs aïeux.
 Pour qu’un projet de gazoduc très rentable (projet porté par l’administration de M.. Bush junior) passant par l’Ossétie du Sud ne prennent pas le pas sur la vie des peuples du Caucase.
 Pour qu’on ne laisse pas une telle guerre se développer à cause de l’indifférence de tous.
 Pour que la communauté internationale réagisse, il faut que les citoyens du monde réagissent"

 

 

Propos recueillis sur le site RUE 89

 

"Hasard ou ruse de guerre ? Les Géorgiens ont choisi la trêve olympique pour lancer une vaste offensive dans la nuit de jeudi à vendredi sur l’Ossétie du Sud. Selon les dernières dépêches, l’armée géorgienne a pris, puis reperdu, le contrôle de la capitale ossète. Des forces russes participent aux combats. D’où vient ce conflit ? Quels en sont les enjeux ?

 

D’un côté, Moscou estime que l’Ossétie du Sud peut devenir une sorte de cheval de Troie de l’occident dans la région. Ainsi, Vladimir Poutine voit d’un très mauvais oeil le projet géorgien de rattachement à l’Otan.

Derrière la géopolitique, on peut aussi déceler un enjeu autrement plus lourd : le contrôle des routes du pétrôle et du gaz produits dans la région. La proximité des champs pétrolifères de la mer caspienne, mais surtout la position stratégique de ces petits territoires permettant de faire passer les tuyaux d’approvisionnement en matières premières vers la Turquie les rendent particulièrement précieux.

Aussi bien pour les Russes qui exploitent ces ressources par le consortium Gazprom que pour les Européens, dont Total, qui ont désormais de gros intérêts dans la région

Résultat : la situation empire. En avril dernier, Moscou reconnaît officiellement l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. En juin, les Russes amassent des troupes en Abkhazie. Depuis plusieurs semaines, les incidents se sont multipliés entre les troupes géorgiennes et russes.

Quant à Vladimir Poutine, en déplacement à Pékin pour la cérémonie d’ouverture des Jeux, il a promis des « mesures de rétorsion ». Pourquoi avoir choisi cette date pour déclencher les hostilités ? A l’heure où le monde entier a les yeux tournés vers la Chine, les protagonistes ont sûrement estimé qu’ils pourraient régler discrètement leur querelle."

 

Et la vie continue......            mapy

Publié dans le monde ailleurs

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Anne 11/08/2008 18:46

Hey, merci d'avoir mis cet aricle sur ton blog ;-)Sitôt rentrée de vacances, je vois que les affaires reprennent.

morsli 11/08/2008 17:11

A mon avis la question est réglée au moment que j'écris, le président géorgien va tomber de haut s'ilcroit que les occidentaux vont l'aider, ça ne luiservira de rien d'avoir fayoté avec les usa, la Russien'est ni l'Irak, ni l'Iran.La violence et "l'efficacité"de l'armée russe doivent se faire poser des questions aux stratèges du pentagone.En attendantqui trinque ? Allez, bonne journée malgré tout ça.