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Pensées


"L'Humanité n'est pas un état à subir,

c'est une dignité à conquérir"

 -Vercors-

 

 

  "Oui, l'homme est responsable et rendra compte un jour.
Sur cette terre où l'ombre et l'aurore ont leur tour,
Sois l'intendant de Dieu, mais l'intendant honnête.
Tremble de tout abus de pouvoir sur la bête.
Te figures-tu donc être un tel but final
Que tu puisses sans peur devenir infernal,
Vorace, sensuel, voluptueux, féroce,
Échiner le baudet, exténuer la rosse,
En lui crevant les yeux engraisser l'ortolan,
Et massacrer les bois trois ou quatre fois l'an ?
Ce gai chasseur, armant son fusil ou son piège,
Confine à l'assassin et touche au sacrilège.
Penser, voilà ton but ; vivre, voilà ton droit.
Tuer pour jouir, non. Crois-tu donc que ce soit
Pour donner meilleur goût à la caille rôtie
Que le soleil ajoute une aigrette à l'ortie,
Peint la mûre, ou rougit la graine du sorbier ?
Dieu qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier".

-Victor Hugo-

 


« De l'assassinat d'un animal à celui d'un homme, il n'y a qu'un pas ».
-Léon Tolstoï-



"Pourquoi la souffrance d'une bête me bouleverse-t-elle ainsi ? Pourquoi ne puis-je supporter l'idée qu'une bête souffre, au point de me relever la nuit, l'hiver, pour m'assurer que mon chat a bien sa tasse d'eau ? [..]
Pour moi, je crois bien que ma charité pour les bêtes est faite de ce qu'elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux. Une créature qui souffre et qui n'a aucune moyen de nous faire entendre comment et pourquoi elle souffre, n'est ce pas affreux, n'est ce pas angoissant ?"
-Emile Zola-


Alors est-ce qu'on ne pourrait  pas, de nation en nation, commencer par tomber d'accord sur l'amour que l'on doit aux bêtes ? De cet amour universel des bêtes, par dessus les frontières, peut-être arriverait-on à l'universel amour des Hommes."
-Emile Zola-

 

 

     

 

UN PEU DE POESIE


Entre toutes les images, les images de la flamme,
les naïves comme les plus alambiquées, les sages comme les folles,
portent un signe de poésie.
Tout rêveur de flamme est un poète en puissance.
Toute rêverie devant la flamme est une rêverie qui admire.
Tout rêveur de flamme est en état de rêverie première.
Cette admiration première est enracinée dans notre lointain passé.
Nous avons pour la flamme une admiration naturelle,
on ose dire : une admiration innée.
La flamme détermine une accentuation du plaisir de voir,
un au-delà du toujours vu.
Elle nous force à regarder.
La flamme nous appelle à voir en première fois :
nous en avons mille souvenirs, nous en rêvons
tout à la personnalité d'une très vieille mémoire et
cependant nous en rêvons comme tout le monde,
nous nous souvenons comme tout le monde se souvient alors,
suivant une des lois les plus constantes de la rêverie devant la flamme,
le rêveur vit dans un passé qui n'est plus uniquement le sien,
dans le passé des premiers feux du monde.

Avant propos à " La flamme d'une chandelle " de Gaston Bachelard.

(texte déposé par Morsli)







FLEURS ET COURONNE


Homme
Tu as regardé la plus triste
la plus morne de toutes les fleurs de la terre 
Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom 
Tu l'as appelée Pensée. 
Pensée 
C'était comme on dit bien observé 
Bien pensé 
Et ces sales fleurs qui ne vivent ni ne se fanent jamais 
Tu les as appelées immortelles... 
C'était bien fait pour elles... 
Mais le lilas tu l'as appelé lilas 
Lilas c'était tout à fait ça 
Lilas... Lilas... 
Aux marguerites tu as donné un nom de femme 
Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur 
C'est pareil. 
L'essentiel c'était que ce soit joli 
Que ça fasse plaisir... 
Enfin tu as donné les noms simples
à toutes les fleurs simples 
Et la plus grande la plus belle 
Celle qui pousse toute droite sur le fumier de la misère 
Celle qui se dresse à côté des vieux ressorts rouillés 
A côté des vieux chiens mouillés 
A côte des vieux matelas éventrés 
A côté des baraques de planches où vivent les sous-alimentés 
Cette fleur tellement vivante 
Toute jaune toute brillante 
Celle que les savants appellent Hélianthe 
Toi tu l'as appelée soleil 
...Soleil... 
Hélas! hélas! hélas et beaucoup de fois hélas! 
Qui regarde le soleil hein ? 
Qui regarde le soleil ? 
Personne ne regarde plus le soleil 
Les hommes sont devenus ce qu'ils sont devenus 
Des hommes intelligents... 
Une fleur cancéreuse tubéreuse et méticuleuse à leur boutonnière 
Ils se promènent en regardant par terre 
Et ils pensent au ciel 
Ils pensent... Ils pensent... ils n'arrêtent pas de penser... 
Ils ne peuvent plus aimer les véritables fleurs vivantes 
Ils aiment les fleurs fanées les fleurs séchées 
Les immortelles et les pensées 
Et ils marchent dans la boue des souvenirs dans la boue des regrets 
Ils se traînent 
A grand-peine
Dans les marécages du passé
Et ils traînent... ils traînent leurs chaînes
Et ils traînent les pieds au pas cadencé...
Ils avancent à grand-peine
Enlisés dans leurs champs-élysées
Et ils chantent à tue-tête la chanson mortuaire
Oui ils chantent
A tue-tête
Mais tout ce qui est mort dans leur tête
Pour rien au monde ils ne voudraient l'enlever
Parce que
Dans leur tête
Pousse la fleur sacrée
La sale maigre petite fleur
La fleur malade 
La fleur aigre 
La fleur toujours fanée
La fleur personnelle...
...La pensée...


textes libres

 

 

  Le jour où nous avons appris ton handicap

je me suis remise à écrire...

 

  Nous t'avions mis en serre avec tant de tendresse,

Que nous souhaitions te voir éclore d'une caresse.

Le doux souffle du vent n'effleura pas tes lobes

Mais c'est la main tendue du destin qui dérobe,

Qui t'attendait dehors  avec sa dure étreinte

Déposant  à  jamais sa griffe, son empreinte.

 

ma petite fleur ma tendre pousse je vais faire un jardin sur mesure

 un lopin de terre  sans barrière, où ne germent pas les blessures .

Au fil des jours et des années je dénouerai tes racines,

Et de ton cœur et tes pensées j'ôterai toutes les épines.

Je me ferai horticultrice, paysagiste ou botaniste

Qu'importe les obstacles je serai toujours ta fleuriste.

Je t'offrirai tout l'univers, la terre, la lune et le soleil

Pour que ta sève, et ton ardeur jamais trop longtemps ne sommeillent.

 

Et si malgré mes soins tu restais petite , Violette

Mais que ta tige faible résiste à la tempête

Alors Papa et moi serions heureux ma fille,

Car qu'importe les roses, les lys et les jonquilles

Avec leur fière allure et leur nombreux succès,

Avec du savoir-faire et du savoir-aimer

On peut tous voir pousser se dresser et gagner

Violettes ou Iris, capucines à tout vent

De minuscules fleurs à l'âme de géant


Le 17 septembre 2002

 



 

 

 


 


 


 

 

 

 

 

 




QUAND

Quand nous pourrons voir le monde, mes frères, avec d'autres regards que  les nôtres seulement...

Quand nous ne serons plus troublés que nos aînés, quelquefois, soient à nouveau  des enfants effrayés ou perdus, et que nous leur pardonnerons d'être ce qu'ils sont...

Quand nous accepterons que ce que nous désirons ne nous soit pas dû et que les  responsabilités aillent avec les privilèges...

Quand nous saurons dire « assez »...

Si, dans le doute, nous vérifions d'abord et ne répondons plus nous-mêmes  à nos interrogations...

Quand, ayant fait litière des préjugés et fait le deuil aussi des illusions de l'enfance,  nous saurons lâcher prise, faire de notre inconscient un allié et nous confier au ruissellement du temps...

Quand librement nous accorderons pensées, paroles et sentiments...

Quand, sans faillir à notre loyauté, nous traquerons le secret et que finalement nous saurons appartenir en étant différents...

Quand nous chercherons le sens avant même le confort et que dans les revers et les infortunes nous nous mettrons en quête du cadeau qui s'y trouve caché...

Quand nous nous intéresserons, mes frères, au trajet autant qu'à la destination...

Quand avec les amis, les enfants, les patients, nous partagerons avec tendresse et avec tolérance notre temps, nos soins, notre attention et aussi le savoir et le savoir-faire que nous avons acquis...

Quand, acceptant notre différence, sans en faire des rivaux, nous verrons partout chez les humains nos frères et nos sœurs de toute éternité...

Quand nous serons vivants au lieu d'exister seulement, quand nous serons aimants au lieu de convoiter, et aussi désirants sans chercher forcément à satisfaire nos désirs ; croyants, enfin, au lieu d'avoir croyance, alors mes frères, nous pourrons passer les quatre dernières portes : lâcher le besoin d'être protégés, laisser la toute puissance, rompre sans ressentir la crainte le nœud d'identité et finalement désentraver notre âme retenue dans l'espace et le temps ordinaires... 

Alors, mes frères, ayant ouvert notre cœur, nous serons citoyens de ce monde et pourrons l'heure venue, lumineux, sereins, plonger dans l'univers.

Alain Crespelle

Terminé à Jérusalem le 3 juin 1995


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Jeudi 16 avril 2009 4 16 04 2009 12:30


Est-ce la peur de la maladie, de la « différence », de la mort, de l'inconnu qui nous font, nous adultes, dire des mensonges, ou en tout cas, ne pas dire la vérité ?

C'est ce que nous appelons communément « se voiler la face ». Mais si nous n'avons pas confiance en notre façon d'appréhender certaines inconnues, pourquoi ne l'accordons nous pas, à nos enfants ? La plupart des gens sous-estiment cette faculté d'adaptation que possèdent les enfants et l'intelligence d'esprit dont ils font preuve si on appelle un « chat » « un chat » et non pas « la cocotte » pour la poule, « la tuture » pour l'automobile, « le bobo » pour la blessure, « le ouah ouah » pour le chien, et tant d'autres aberrations autres que ces simples réduction du langage. Pourquoi ne pas expliquer un divorce, une maladie, la mort, les menstrues, la sexualité, la violence, la souffrance et autres évènements de la vie, avec des termes simples mais au plus proche de la vérité ? Je me pose souvent la question de savoir pourquoi avons-nous si peur que nos enfants prennent « connaissance » des faits avant qu'ils ne surviennent ? Dire la réalité et la vivre c'est comme expliquer le saut à l'élastique sans pour autant pousser nos gosses dans le vide !!!!! Enfin, il me semble. Or, nous agissons comme si nous voulions rejeter le mauvais sort, repousser l'échéance du saut voire même l'ignorer. De toute façon un jour ou l'autre ils auront le choix de sauter ou de ne pas sauter et, quelquefois, dans certaines circonstances ils seront dans l'obligation de sauter.

J'ai encore eu un exemple flagrant de ce déni hier après- midi.

Violette était invitée chez une petite copine qu'elle côtoie chaque mercredi et jeudi au centre de rééducation. Cette petite fille est handicapée moteur comme Violette. Sa maison est équipée semble-t-il (dixit Violette) de barres fixes le long de certains murs pour pouvoir se tenir en marchant. Violette lui a dit à un certain moment : « attention, tiens toi bien, à cause de ton handicap tu risques de tomber ! » Voici le dialogue qui suivit :

La petite fille : « je ne suis pas handicapée !  »

La maman : « ce mot n'existe pas Violette ! »

Violette : « regarde la définition dans le dictionnaire LAROUSSE si tu en as un et tu verras que j'ai raison, tu cherches à la lettre H !»

(Pendant que Violette me racontait les faits, je jubilais, je l'avoue, car elle faisait preuve d'une grande détermination et assurance face à sa petite camarade et à sa maman)

Moi : « alors qu'est-ce qu'elles ont dit ensuite ? »

Violette : « C. a dit, tu as raison c'est écrit là !»

Moi : « qu'a dit la maman de C. ? »

Violette : « ben que de toute façon on s'en sortait bien alors que ce n'était pas la peine d'utiliser ce mot »

Moi : « et toi tu en penses quoi ? »

Violette : « que je suis handicapée et que C est handicapée et que sa maman ne lui a pas dit car elle a de la peine ! »

La discussion a continué un petit moment et s'est terminée par un gros bisou dans lequel j'ai mis tout ma chaleureuse émotion de fierté.

Je suis fière en effet, car si Violette  ne « marche pas droit », elle n'a pas non plus « les deux pieds dans la même chaussure », voit loin et surtout est bien moins handicapée que certains d'entre nous « les grands » face aux non-dits et aux vérités qui font mal ! Elle déambule comme si elle avait une jambe de bois, mais en tout cas sa langue ne l'est pas (en bois !)

Je crois que c'est dans un livre de Bernard WERBERT que j'ai lu une belle légende selon laquelle, avant la naissance, les enfants connaissent tout sur la Vie et l'Humanité.

Avant qu'ils ne sortent du ventre de la maman, leur ange gardien vient leur raconter l'histoire du monde et ensuite il appuie délicatement avec l'index sur la bouche du futur nouveau-né en prononçant le mot « chuuuuttttttt !!!! » lui demandant de tout oublier pour ne pas déshériter ses parents de leur rôle dans son apprentissage de la vie.  Plus les enfants ont eu la capacité de stocker et comprendre les informations et les secrets, plus l'ange doit appuyer pour que l'enfant efface tout de sa mémoire. D'où la marque plus ou moins prononcée que nous avons sous le nez et qui trace deux sillons jusqu'à la bouche. Ce que je ne comprends pas c'est que sous le nez de Violette la marque est profonde, nette et jolie, et pourtant elle sait encore énormément de choses. L'ange avait-il surestimé sa force, ou simplement a-t-il eu peur de lui faire mal tant elle était petite et faible ? En tout cas il semblerait que oui car elle nous réserve encore de beaux secrets et de belles vérités.

Mais finalement, dans cette histoire, l'ange accorde une grande confiance aux parents....Il ignore  peut être  que certains adultes disent « tuture » pour voiture alors que l'enfant savait déjà piloter une formule 1 ? (on reste bien sur dans la métaphore, je ne suis pas en train de délirer hein ?) Mais il prend des risques l'ange.....

En effet, il n'y a pas que son rôle qui est important. Le nôtre l'est tout autant sinon plus, car, s'il nous passe le relais, c'est à nous de réapprendre l'essentiel à nos enfants....... et à nous-mêmes.

Je n'ai pas l'audace de vous raconter tout ce que Violette est capable d'exprimer, car on me prendrait pour une "mythomaman". Seuls quelques rares proches en ont la preuve stupéfiante.

Je ne citerai qu'un autre exemple pour démontrer que parler « vrai » sans exagération et sans force détails, conduit à des attitudes et réactions saines.

Violette regarde une vidéo sur l'insertion de jeunes adultes trisomiques dans le milieu du travail (qu'une amie éducatrice a réalisé) et après qu'un des jeunes ait expliqué que ses rêves étaient « d'avoir un travail, sa maison, gérer ses comptes et avoir une amoureux » elle se retourne vers moi  et me dit le plus naturellement du monde : « ha ben lui c'est un trisomique homosexuel ! »

« heu !!!! peut-être bien Violette, mais je pense qu'il a juste mal prononcé le mot amoureuse ! »

Et des merveilles comme celles-ci de simplicité, de vérité, de tolérance, elles nous en offrent tous les jours. Il est passé où son ange gardien que je lui en touche deux ou trois mots ????!!!!!

Bon nous n'avons pas la prétention de déclarer que Violette est surdouée. Surdouée du cœur certainement, mais cela ne l'empêche nullement de dire « le citroën » au lieu du « troënne » et chat « tortue isabelle » pour chat écailles de tortue ou Isabelle.....Mais peut être a-t-elle aussi beaucoup d'humour ? Ne m'a-t-elle pas un jour appelé « MA MOUTE » en précisant :

«MA MOUTE » comme « PA POUTE » pour Papa, mais pas passe que té grosse hein mamou !

Les enfants sont étonnants non ?

Publié dans : mon petit monde ici
Par Mapy - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

Mercredi 15 avril 2009 3 15 04 2009 14:45



Voici une autre vidéo issue de la fondation "PLAYING FOR CHANGE" (sous entendu The World, ben oui !). Quelle magnifique idée d'avoir choisi la musique comme fédératrice d'espoir, de joie et de projets à travers le monde.
Je me suis abonnée à cette association. Un film a été tourné au cours duquel on peut voir apparaître entr'autres, Manu CHAO, Tracy CHAPMAN et tant d'autres moins connus de nous, mais habitants de la planète Terre.
Vous pouvez cliquer sur le lien ci-contre (colonne de gauche) pour vous rendre directement sous leur site et vous informer sur leurs actions.
Je vous avais donné un premier aperçu avec "Stand by Me",  je vous offre aujourd'hui (Robet va être content) "Don't worry". Savourez et si vous en voulez encore plus, allez sous YOU TUBE ou encore mieux directement sous le site de la fondation.
Bonne zique.
Vive l'espoir et  vive l'Humanité quand elle est belle est qu'elle oeuvre pour le Bien et l'Amour.

Publié dans : le monde ailleurs
Par Mapy - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mardi 14 avril 2009 2 14 04 2009 04:15


Né en 1930 et décédé en 2002, dans les années 50 et tout au long de sa carrière, il a tourné plusieurs longs métrages tous aussi réussis les uns que les autres, alternant entre rôles drôles et rôles graves. En voici une liste non exhaustive :
"ma vie à Médéa", "la belle de Nelsonbourg", "le facteur sonne toujours deux fois", "Alice aux pays des merguez", "la formidable fanfare",
"Georgio et ses soeurs", "le soldat en pyjama", "voici le général qui passe", "sénior basket", "Dédé Pinlou", "la mégère apprivoisée", "les trois filles du secrétaire", "le voyage en 4L bleue", "ma vie, mes oeuvres", "le sens du devoir",  "ma femme me gonfle", "Roland mon héros", "Algérie mon Amour", "je hais les cons", "Mozart, Bach et moi", "Mister Tennis", "j'suis de droite mais j'me soigne", "ma vie d'assistant social", "comment ne pas tuer sa femme en 10000 leçons", "un papy formidable", "ma lutte et mon silence", "trois mariages et une crémation", "un roman inachevé" et enfin, à mon avis, un de ses plus beaux films : "mes filles, mes amours".
Avez-vous vu un de ces films ?
Il était légendaire pour son humour, sa gentillesse et ses yeux magnifiques. Put..., moi qui suis cinéphile je n'arrive pas à retrouver son nom d'acteur ?

C'est con hein d'avoir des trous de mémoire comme ça et pourtant qu'est ce qu'il m'a marquée ce type !!!!! Enfin bon, j'ai même des photos de lui dans plusieurs de ses rôles, pour vous dire à quel point j'étais fan !!!!!
(Je sais juste que dans la vie on l'appelait Jo et que j'ai plein d'autographes, parce qu'il faut bien avouer que  je l'ai souvent suivi, poursuivi et admiré... qu'est ce qu'il était beau ! Je lui décerne mon césar d'honneur.)
Publié dans : mon petit monde ici
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 04 2009 15:06
Je suis en vacances.... Juste le temps de déposer une vidéo que l'on vient de m'envoyer.
Je reviens bientôt vous lire.


D'abord, laissez charger le fichier une bonne minute, après c'est Bô !!!!!


Tout simplement fabuleux, allez jusqu'au bout de cette musique Planétaire.


Regardez  et savourez.  Si après cela on ne dit pas que la zic est universelle !!!!!


http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741

Bisous Véro, Bernie, Chris, Chrisboubou, Martine, Mariev, Morse, Bob, Hervé, Cédric.....et tous les autres et puis ceux qui ne font pas partie de la blogosphère et ceux de passage ici juste pour une fois et ceux qui ne viendront jamais...et...et...

à bientôt !                          mapy

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Dimanche 5 avril 2009 7 05 04 2009 18:37
   

Après avoir mis en ligne et visionné ce documentaire sur la souffrance animale dans le monde, je voulais témoigner de ce que Piji et moi-même avions ressenti pendant et après le film.

Tout d'abord, dans la séquence «représailles », qui se déroule dans un cirque et où un éléphant charge et écrase des « terriens » humains (après avoir subi brimades, injures et coups de pique pour l'obéissance et l'entraînement), j'ai entendu PJ s'exclamer : « bien fait ! vas-y mon beau, écrase-les put..... !!!!! ».

De mon côté, j'ai éprouvé la rage folle d'aller tabasser de l'éleveur de porc, scalper du chinois fournisseur de fourrure, du japonais « détaillant » en dauphins, émasculer du matador et du cow-boy, gifler du dresseur de tigre, électrocuter, brûler, tailler en pièces à vif......Enfin,  n'étant pas une adepte de la barbarie, même sur du "barbare" », j'eus juste envie de leur mettre une grande baffe dans la gueule et un magistral coup de pied dans les « parties » à toute cette bande de sadiques et bouchers en tout genre

En fait, contre cette violence, je rêvais intensément du contraire.

Je me souviens avoir avoué un jour à une sophrologue, que mon vœu le plus cher serait de pouvoir aller me rencontrer dans mon enfance, pour prendre cette gamine par la main et lui chuchoter que tout irait bien dans l'avenir qui l'attendait, Que j'étais là pour veiller sur elle et qu'elle deviendrait une femme emplie et entourée d'amour. Mon expérience à ce sujet a porté ses fruits car ma guérison et ma libération des chaînes du non-amour de moi-même et la disparition de ce vide lové dans mon âme et des souffrances passées, se sont volatilisées grâce à cette régression intérieure et salutaire.

La même sensation m'est revenue, aussi intense et brûlante que la première fois : j'avais la furieuse et douce utopie d'aller prendre dans mes bras et serrer sur mon cœur tous ces animaux et leur chuchoter des mots doux dans le creux de l'oreille, et abréger leurs souffrances et changer tout, TOUT !

Comme s'ils faisaient partie intégrante de moi, faits des mêmes cellules, des mêmes atomes, des mêmes gènes. Je ressentais leur désarroi, leur sentiment d'abandon, cette cruauté et horrible solitude dans laquelle ils agonisaient.

Comme si leur libération passait par le fait qu'un humain, même un seul, vienne poser la main sur leur front pour les laisser partir dans une formidable et douce étreinte d'Amour.

Il ne s'agissait plus de régression, mais de télé-déportation dans le temps et l'espace, aptitude qu'il ne m'a pas encore été donnée d'apprivoiser et d'appréhender.

Je ne pouvais donc rien faire ?

Dans la journée, j'ai fait un câlin (parmi les centaines d'autres) à Grizzli, ma petite chatoune si câline, si « chipie » !

Ma dernière caresse à cet instant là, fût sur son front, j'ai fermé les yeux, j'ai appuyé mes doigts sur les petits os de son crâne si bien fait et j'ai pensé à tous les autres animaux que je n'étreindrai jamais. J'ai rouvert les yeux, elle me regardait de ses yeux à moitié fermés, avec cet étrange et apaisant bruit qui lui sort de la gorge et que l'on appelle ronronnement, ce n'était pas grand-chose, mais j'ai pu chasser de mon esprit toute cette impuissance que je ressentais à ne pouvoir sauver et chérir tous les animaux qui souffrent. Dans cette impressionnante caresse étaient concentrées toute ma détresse, ma colère, mon impuissance et ma honte.

Ce matin, comme tous les matins, Cola, mon gros matou roux, attendait, contre mon flanc, que j'ouvre un œil......Dès qu'il fut certain qu'il ne me réveillerait pas, il est monté sur l'oreiller au dessus-de ma tête et de sa langue râpeuse, il m'a toiletté les cheveux....PJ ne supporte pas cette marque d'attachement, il préfère les ronronnements et les grosses accolades.....Quant à moi, je trouve dans cet abandon (le mien), l'appartenance à sa tribu, la reconnaissance de mon espèce par la sienne, comme un cadeau qu'il m'offre pour me dire que je mérite son amour parce que je suis un « bon humain » ! Alors je reste humble, jusqu'à ce qu'il décide que ses démonstrations d'affection sont suffisantes. Je ne sais pas comment vous dire, mais c'est là que je ressens tous les matins cet incommensurable, indéfectible et magnifique lien qui nous unit alors que d'autres zumins ne sauront jamais le créer ou passeront leur vie à le  bafouer.

Nous qui aimons les animaux, nous qui les respectons, nous qui savourons leur compagnie, est-ce vraiment juste pour cela : leur compagnie ?  N'est-ce pas aussi une manière inconsciente et profonde de demander pardon à toute l'Espèce animale ?

Depuis avant-hier je me pose la question et j'ai ma réponse.

Mes chats me permettent de supporter mon état d'humain et ceux de MON espèce !!!!


Publié dans : mon petit monde ici
Par Mapy - Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires

Vendredi 3 avril 2009 5 03 04 2009 02:21
C'est au gré de mes déambulations et en  pénétrant chez Mariev, qui, en faisant référence à Chris au sujet d'un article sur la souffrance des chiens en Sicile,  a mis en ligne la partie "One" du film EARTHLINGS suivi de ses impressions et ressentis (je vous conseille vivement d'aller y faire un tour), que j'ai pris connaissance de ce documentaire. J'ai lu les commentaires, j'ai vu que certains d'entre vous y avaient participé. Je remets en ligne la totalité de ce film. J'ai tenté de le commander chez Amazon et à la FNAC. Je n'ai rien trouvé. En tout cas mes recherches furent infructueuses. Par contre, sur Google il est diffusé dans son intégralité.
Libre à vous de le visionner. Libre à vous de le visionner en entier. Il dure 1h35mn. Prenez le temps. Faites avancer le curseur si les images vous choquent, mais écoutez ce qui y est dit.  J'aime les animaux, je ne supporte plus ce que l'humain leur fait subir, je me devais de le déposer ici. A vous de voir......
(je sais Morsli que tu ne regarderas pas, j'espère en tout cas que ceux qui ne se rendent pas compte de la souffrance animale ou font semblant de l'ignorer, regarderont ce film jusqu'au bout !)

Earthlings est un film américain, documentaire, de Shaun Monson sorti en 2005 et dont la réalisation a nécessité 5 années de travail et d'investigations. Ce film montre les traitements des animaux destinés à la nourriture, à l'habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques.

La narration est assurée par Joaquin Phoenix et la bande originale est signée par Moby


En utilisant des caméras cachées et des images jamais montrées, Earthlings est une chronique de la conduite humaine face au monde animal. Plus particulièrement on y trouve des pratiques de grandes et petites industries actuelles, dont les profits dépendent - d'une maniere ou d'une autre - de l'exploitation animale.

Le film a été critiqué notamment pour sa comparaison entre le traitement des animaux dans les abattoirs et l'holocauste, ainsi que pour une vision parfois jugée anthropomorphique

Le propos est également considéré par certains comme trop généralisateur, parlant de l'élevage industriel comme s'il correspondait à l'ensemble de la filière.

Pour d'autres ce film est le meilleur documentaire jamais tourné sur le sujet.


  • En 2005 Meilleur film documentaire au festival de film d'Artivist.
  • En 2005 Meilleur film documentaire au festival international de film de Boston.
  • En 2005 Meilleur film documentaire et la récompense humanitaire de Joaquin Phoenix au festival de film de San Diego.
  •                                                                               source WIKIPEDIA

ATTENTION : ce documentaire est à déconseiller aux enfants de moins de 16 ans.
Ames sensibles s'abstenir.


vous pouvez passer en mode plein écran si vous le souhaitez en cliquant sur le cadre à droite du curseur.


Je me suis permis d'emprunter la citation qui suit par la magie du copié/collé :

Dans son livre "Une maison au bout du monde", Henry Beston écrit :

"Il nous faut une attitude plus sage et peut-être plus mystique vis-à-vis des animaux. Eloigné de la Nature universelle et vivant dans la complexité, l'homme civilisé observe les animaux à travers la loupe de son savoir. [...] Nous traitons avec condescendance leur état inachevé, le sort tragique qui les a conduits à naître inférieurs à nous. C'est là que nous faisons une erreur. Une grave erreur. On ne peut pas comparer les animaux aux hommes. Dans un monde plus vieux et plus achevé que le nôtre, ils se déplacent dans leur forme achevée. La nature leur a fait don d'un prolongement des sens que nous avons perdu ou jamais atteint. Ils entendent des voix que nous n'entendrons jamais. Ils ne sont ni nos frères, ni nos subalternes. Ils constituent d'autres mondes pris avec le nôtre dans le filet de la vie et du temps, prisonniers de la splendeur et des tourments de la Terre."


Merci Mariev pour cette découverte sur ton magnifique blog.
Publié dans : le monde ailleurs
Par Mapy - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Jeudi 2 avril 2009 4 02 04 2009 22:22
Pour faire plaisir à mon amie Bernie qui trouve que l'anniversaire de Bob dure un peu trop longtemps sur mon blog et qu'il est temps que je fasse enfin apparaître un nouvel article, et au risque de faire hurler et pester Chris en affirmant que mon BR n'est plus qu'à 49 merdeuh !!!! (je rigole car franchement j'en ai strictement rien à foutre) je vais mettre en ligne une petite histoire que j'aime beaucoup et qui va encore m'attirer les foudres de notre cher Chris (encore elle !) sur ces fameux lieux communs et clichés que nous balançons à tout va sur nos blogs de "majorette du web qui tortille du cul pour caguer" (dixit Bernie)
C'est un honneur de pouvoir rester commune et inconsistante dans mes récits face à la vague déferlante et écumeuse des deux supers nanas citées plus haut, et pouvoir tout autant faire partie, j'ose l'espérer, de leur communauté.
Je ne suis qu'un petit remous dans la blogosphère alors qu'elles sont de véritables tsunamis du mot, de la dérision et de la langue déliée. J'adore ces femmes de coeur et d'esprit. Aujourd'hui Bernie a fait l'éloge de Chris. Moi je me prosterne devant ces déesses du "verbe" tout en gardant mon authenticité et ma simplicité. Je leur suis gré de leur tolérance face à la banalité, car elles savent reconnaître les vraies valeurs humaines derrière la plus pauvre des conteuses qui manque de mots et d'images et qui ne sort pas assez sa langue pointue et ses griffes acérées pour se dresser au rang des "prenez garde à vous, on tire à vue et sans fioriture". Ma langue est déliée mais je l'orne bien trop souvent de dentelles..... A vous deux mes belles auteures dans les hauteurs de cette blogosphère, je décerne la plume dorée de l'écriture la plus corrosive, abrasive, inventive et ô combien authentique et véridique. Merci de nous tenir en éveil, parmi le troupeau bien pensant. Racontez nous encore et encore......
Voici donc mon histoire :



Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu ...
Il lui dit : « Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et
 comment est l'enfer ? »
Dieu conduisit le saint homme vers deux portes.
Il ouvrit l'une d'entre elles et permit ainsi au saint homme de regarder
 à l'intérieur.
Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.
Et, au milieu de la table, il y avait une grosse marmite contenant
 un ragoût à l'arôme délicieux.
Le saint homme saliva d'envie.
 Les personnes assises autour de la table étaient maigres et livides.
Elles avaient, toutes, l'air affamé.
Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachés à leurs
 bras.
 Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et remplir une cuillerée.
Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras,
 elles ne pouvaient ramener les cuillères à leur bouche.
 Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs
 souffrances.
 Dieu lui dit :
 "Tu viens de voir l'enfer."
 Tous deux se dirigèrent alors vers la seconde porte.
Dieu l'ouvrit, et la scène que vit le saint homme était identique à la
 précédente.
Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût, qui
 fit encore saliver le saint homme.
Les personnes autour de la table étaient également équipées de cuillères
 aux longs manches.
 Mais, cette fois, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et
 se parlaient en riant.
Le saint homme dit à Dieu :
" Je ne comprends pas ! »
 - Eh bien, c'est simple, répondit Dieu à sa demande, c'est juste une
 question d'habileté.
Ils ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons
 et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes."
 L'enfer est souvent sur terre !!! ....




rappellez vous que je partagerai toujours ma
cuillère avec vous ( même une grosse louche, à l'occasion !!!)
Bisous Bernie et Chris.
Bisous à tous les autres potos de la communauté.

Publié dans : mon petit monde ici
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 03 2009 23:25
Morsli,  notre pote philosophe,

vient de m'avertir
de ne pas oublier un évènement, qui a lieu demain 
  vendredi 27 mars

Alors, je relaye l'info   a toute notre communauté.


Mêmes ses     en parlent et sautent de joie !           


Alors n'oubliez pas notre super héros     
(bon il faut bien lui faire plaisir, hein, c'est sa journée.....)

et souhaitez lui superbement, follement, admirablement
.........

un........................

JOYEUX ANNIVERSAIRE BOB !!!!!!!



Hou hou Bob ? mais que fais-tu ? Mais c'est de toi dont je parle ! Bob ! Bob ! mais tu n'es pas invité à fêter l'anniversaire de quelqu'un Bob ! C'est le tien que l'on fête !



BOOOOOOOOB ! BOOOOOOOOOB ! REVIENS BOOOOOOOB !
MAIS NAN C'EST PAS CELUI DU MORSE,
C'EST LE TIEN JE TE DIS
!!!! Bien entendu que j'en suis sûre, c'est lui-même qui me l'a dit !
                  
Pfffff !!!!  j'te jure ! zêtes sûrs que c'est lui qui a pondu "HOLD'EM ROMANCE", parce que, franchement, il n'a plus toute sa tête  le pov vieux !!!!  
Ou alors, depuis, ça lui a vraiment foutu un coup sur la cabeza......

Bon bref, en tout cas, n'oubliez pas, c'est le 27 Mars !                    
Hé, psttt !  si vous voulez lui faire plaisir, achetez son roman, on le trouve (entre autres) sur AMAZON.FR 
 
                     
Allez A+ on se retrouve pour boire un verre chez lui.




Publié dans : divers
Par Mapy - Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires

Dimanche 22 mars 2009 7 22 03 2009 12:18
Je ne vais pas vous parler ou simplement faire l'éloge d'un spectacle auquel nous avons assisté samedi après-midi, Piji les filles et moi, mais tenter simplement de vous emporter dans le tourbillon de ce rêve éveillé que nous avons vécu et qui a fait "boum" sur notre corde de l'émotionnel.
D'abord je vous présente le spectacle. Ensuite je vous raconterai le miracle qui s'est produit......

Pourquoi ? parce que vous le valez bien et qu'il vous faudra y courir si vous en avez l'occasion.




       Extrait du livret saison 2008-2009 d'ODYSSUD à BLAGNAC

Oui nous avons vu un ballet de bulles de savon, des téléphones géants, des filets à papillons, des joueurs de bandonéons, une fée suspendue dispersant des myriades de poudre magique, un cheval à bascule, un naufrage, un paquebot, un requin et un sauvetage en pleine mer, des clowns escalandant nos fauteuils, des clowns avec des parapluies qui nous arrosaient de fines goutelettes d'eau de pluie. Oui nous avons été couverts d'une toile d'araignée géante qui dépassait l'entendement. Elle s'est déroulée de la scène jusqu'au fond du théâtre, au dessus de nous,  tous bras levés afin de l'empêcher de se coller sur nos têtes (2000 bras en l'air) jusqu'à ce qu'elle retombe lentement en flottant, comme lorsque par mégarde on rencontre une vraie toile qui se colle sur nos cils puis s'envole en lambeaux.....Oui nous avons assisté aux mimiques de ces clowns vêtus tels des champignons filiformes et géants, tantôt ne remuant que les yeux et la bouche, glissant à pas feutrés sur des chaussures surdimensionnées, tantôt pris de frénésie de la gestuelle, passant ainsi de la pure poésie à l'humour façon Charlie CHAPLIN.....
Oui nous avons été pris dans une magistrale et formidable tempête de neige, dans le bruit assourdissant du blizzard, aveuglés par une lumière intensément bleue et par des tonnes de minuscules papiers blancs propulsés par de puissants ventilateurs invisibles, qui se  collaient sur nos visages émerveillés, nous coupant le souffle et continuaient leur course folle jusqu'aux derniers spectateurs au fin fond de la salle et tout cela orchestré par la musique tonitruante de "Carmina Burana".... Nous étions placés en plein milieu, face à la scène, j'ai écarté les bras et j'ai pris le blizzard de plein fouet...Il ne manquait que la morsure du froid......L'accalmie est revenue sous des tonnerres d'applaudissements, les clowns ont salué, et là, sur une musique de Paolo CONTE, des sphères géantes de toutes les couleurs de l'arc en ciel, se sont mis à virevolter au dessus de nos têtes, la neige s'est remise à tomber, et tous les gens debouts, enfants, parents, jeunes, vieux, ont commencé à jouer avec les ballons et la neige......Tous les visages souriants et les bras tendus vers le haut, à qui toucherait la sphère et l'enverrait valser plus loin.....J'ai compris ce qui se déroulait.....J'ai arrêté de jouer, j'ai descendu les marches,  j'ai pris l'escalier qui monte sur scène et au milieu des clowns, je vous le jure, j'ai regardé ce qui se passait dans la salle, là sous mes yeux ébahis..... (Vous savez d'habitude, avant même la fin du spectacle, et ça me fait toujours "pester", les gens prennent manteau et sac et se lèvent pour partir, sans même prendre le temps d'applaudir ou d'ovationner les artistes..... Par peur d'être pris dans les embouteillages à la sortie ?  pour être les premiers à sortir du parking ? parce qu'ils ont oublié d'éteindre le feu sous la casserole et qu'ils s'en souviennent à l'instant ? parce qu'ils ont une furieuse envie de pisser ???????)
Mais là, personne n'a quitté la salle et cela pendant plus d'une demi-heure !!!!!.... Un vieux monsieur, s'étant lui aussi arrêté, est venu à mes côtés, les yeux emplis de larmes..... J'ai embrassé les clowns et leur ai chuchoté :"the world should be like that every time ! thank you very much for this moment" Un d'eux m'a caressé la joue......Des enfants montaient sur scène, ramassaient la neige, continuaient à jouer avec nous. J'ai pris de la fausse neige et l'ai lancée sur leur tête, ils riaient aux éclats...... Puis petit à petit, le calme est revenu... la neige a cessé de tomber du plafond, les ballons ont cessé leur valse et sont retournés pour certains sur scène, pour d'autres dans les bras des enfants.... Les gens sont sortis peu à peu......
Piji m'a fait signe de loin, nous n'étions plus qu'une trentaine dans la salle avec les clowns, mais il fallait partir, sortir du rêve, revenir à la réalité.... c'était dur et pourtant je me sentais légère, remplie d'allégresse et de gratitude.

Un peu plus tard, j'ai compté combien de spectacles avaient  lieu sur Toulouse du 17 mars au 29 mars inclu, à raison de deux par jour les samedis et dimanches : 17 ! 
Soit 17000 personnes dans la région, ayant, pendant 1h30, oublié leurs soucis,  revenues à l'époque de l'enfance, où le rêve est permis et où tu n'éprouves aucune honte à te contorsionner en sautant pour taper dans des ballons. 1h 30 de légèreté pendant laquelle le temps était supendu : nous n'avions plus ni montre, ni âge......La lumière étaient dans tous les yeux et sur toutes les lèvres... nous vivions un moment de grâce.
Je me suis surprise à penser que si seulement 10% des gens avaient été touchés par cette "grâce" cet après-midi là et lors de la tournée mondiale, il y a fort à parier qu'il y aurait un peu plus de légèreté dans le coeur de ces femmes et hommes, qui sauraient alors remiser le sérieux au placard, le moment venu quand il n'aurait plus droit de cité.
Par contre, j'ai compris plus tard pourquoi le clown m'avait frotté la joue : non par complicité ou par gentillesse, mais simplement parce que son maquillage noir avait maculé ma joue.... ceci dit, le geste était tendre et plein d'affection .....
Tout était fraternel,  même dans ce petit geste......
Nous nous sommes déshabillés hier au soir, comme tous les soirs bien entendu, mais quelques flocons de neige du rêve se sont éparpillés sur notre parquet : preuve que ce n'était pas le rêve d'un rêve, mais la réalité dont on rêverait qu'elle soit permanente.
Le Slava's snow show s'était collé à nous.... Les petits papiers n'ont pas servi de reliques et sont partis à la poubelle car dans notre souvenir souffle encore ce vent de poésie et de magie dans lequel tourbillonnent encore et encore des milliers de  légers et petits papiers blancs ! (enfin, de doux  flocons de neige......)

Voici quelques images live.....






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coups de coeur en Zique

 


BacaJAH

Clic sur la photo et hop sur le site.....






CHORALE CRESCENDO




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GREATNESS AND DECLINE




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gandhi-copie-2.jpg

"la véritable éducation consiste à tirer le meilleur de soi-même. Quel meilleur livre peut-il exister que celui de l'Humanité ?"    GANDHI


 

"Je déplore le sort de l'Humanité d'être, pour ainsi dire,
en d'aussi mauvaises mains que les siennes"

Julien OFFRAY de la METTRIE





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

  I Have a dream 






Mandela's day




Cet homme avait 25 ans quand ils l'ont emmené.
Maintenant la liberté se rapproche chaque jour un peu plus.
Essuie les larmes qui coulent de tes yeux attristés.
Ils disent que Mandela est libre alors va te ballader.
Oh oh oh oh le jour de Mandela.
Oh oh oh oh Mandela est libre.

Il y'avait 25 ans ce jour là qu'il était
Tenu entre quatre murs, traversant les nuits et les jours...
Les enfants connaissent encore l'histoire de cet homme.
Et je sais ce qu'il va se passer jusqu'au bout de ton pays.

Il y'a 25 ans
Na na na na Jour de Mandela
Oh oh oh Mandela est libre.

Si les larmes coulent ôte les de ton visage.
Je peux sentir son coeur battre furieusement.
Il y'avais 25 ans qu'ils avaient emmené cet homme.
Et maintenant le monde descend pour demander
de libérer Nelson Mandela.

Oh oh oh oh Mandela est libre.

Le soleil levant place Mandela sur sa route.
Cela faisait environ 25 ans ce jour là...
Oh oh oh oh Mandela est libre
Oh oh oh oh libérez Mandela!

Na na na na Jour de Mandela
Na na na na Mandela est libre.

Il y'a 25 ans...
Que se passe t-il?
Nous savons ce qu'il se passe...
Car nous savons ce qui se passe.




Plus rien ne m'étonne.....








BOB the Lion







Respect !!!







a wonderful world !





Merci à la vie, Merci Mercedes !






Victoire ! Keny






Hallelujah Mr BUCKLEY






Don't worry be happy

 

 


 

Bonheur : 6 juillet 2006

 





Recette du Chili con Carne

"the real group" excellent !!!!!

 

 



MOBY

 

Moby - Porcelain clip
Vidéo envoyée par djoik

 

 

 

Pourquoi mon coeur va-t-il si mal ?

Moby - Why does my heart feel so bad
Vidéo envoyée par SamFisher037

 

 

 La musique est un cri qui vient de l'intérieur....







AMADEUS -Andante du concerto 21 pour piano


 

 

Artur RUBINSTEIN - la danse du feu DE FALLA 

Artur Rubinstein - De Falla's Ritual Fire Dance
Vidéo envoyée par goldrausch

 

 

Seven days with Vinnie Colaiuta





Comme un marginal


 

 

 

 

 

 

 

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